Les blessures au golf

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Les blessures au golf sont relativement fréquentes.

Le golf est le sport individuel le plus pratiqué dans le monde (60 millions de pratiquants).

Il s’agit d’un sport nécessitant concentration, adresse mais aussi des capacités physiques (endurance, musculation).

En effet, les tournois se déroulent souvent sur plusieurs jours consécutifs,  avec deux à trois heures d’entraînement et quatre heures
de parcours par jour.

On distingue la pratique :

  • en compétition : avec efforts importants, répétés et pathologie de surmenage.
  • en loisir : pratiqué jusqu’à un âge avancé, elle présente des risques de blessures liées à une pratique inadéquate ou liée aux capacités physiques.

Blessures des membres supérieurs au golf

Épaule

Au golf, l’épaule est très souvent sollicitée avec un risque de micro-traumatismes répétés.

Arthropathie acromio-claviculaire

L’arthrose acromio-claviculaire est liée à des micro-traumatismes répétés.

Elle se manifeste par une douleur localisée au niveau de l’articulation entre la clavicule et l’acromion. La douleur peut être provoquée à la pression acromio-claviculaire. Il existe souvent un gonflement local.

Un bilan radiographique ou IRM permettra de confirmer le diagnostic avec la présence d’un pincement articulaire et d’excroissances osseuses appelées ostéophytes.

Lors de la pratique du golf, la douleur apparaît surtout en fin d’élévation de l’épaule et dans les mouvements d’adduction horizontale forcée et rétropulsion et rotation interne forcée.

Le traitement est avant tout médical avec :

  • repos sportif transitoire
  • antalgiques et cryothérapie
  • rééducation avec correction des désordres posturaux et renforcement musculaire.
  • si besoin, une infiltration de l’articulation sous contrôle radiologique.

En cas d’échec, un traitement chirurgical pourra être proposé : la résection acromio-claviculaire sous arthroscopie.

L’opération consiste à raboter l’articulation entre la clavicule et l’acromion, qui est trop serrée car arthrosique. 

Tendinopathies de la coiffe et conflit sous-acromial

Les tendinopathies de la coiffe sont rares chez les professionnels, plus fréquentes chez les joueurs amateurs.

L’erreur technique la plus fréquente est un backswing trop vertical.

C’est-à-dire que le  joueur a tendance à lever son club trop vite vers le haut puis le downswing se fait avec un trajet trop vertical sans que le corps ait pivoté. Les conséquences de ce type de swing sont des balles slicées sans puissance et des tensions excessives au niveau des tendons de la coiffe de l’épaule.

L’atteinte est souvent peu invalidante au niveau de l’épaule droite à condition de limiter le finish.

A gauche, la tendinopathie se révèle habituellement plus douloureuse et invalidante.

Chez certains golfeurs, ces douleurs difficiles à tolérer sont responsables d’un handicap dans la vie quotidienne et sportive.

Ces douleurs de l’épaule sont liées à plusieurs facteurs :

  • Le conflit sous-acromial correspond à une épaisseur excessive d’os (l’acromion) responsable d’une inflammation et d’une usure des tendons (tendinopathie) et de la bourse (bursite) de l’épaule.
  • L’inflammation d’une partie du biceps (la longue portion).
  • L’arthrose de l’articulation acromio-claviculaire.

Le traitement consiste dans un premier temps à réaliser de la rééducation et si besoin procéder à des infiltrations de corticoïdes ou un protocole d’injection de Plasma Riche en Plaquettes.

Lorsque le traitement conservateur est inefficace, une opération d’acromioplastie peut être proposée afin de soulager les douleurs d’épaule.

L’opération d’acromioplastie consiste à enlever de l’épaule une épaisseur d’os excessive responsable d’une inflammation des tendons. Il s’agit d’agrandir l’espace de l’épaule pour que les tendons puissent mieux coulisser.

Plusieurs gestes visant à faire disparaître les douleurs d’épaule peuvent être associés :

  • Bursectomie (nettoyage de l’inflammation de l’épaule),
  • Section (ténotomie) d’une partie du tendon du biceps (la longue portion) souvent cause de douleurs,
  • Résection l’articulation acromio-claviculaire fréquemment arthrosique,
  • Section du ligament acromio-claviculaire, qui va permettre de libérer de l’espace pour les tendons.

L’acromioplastie peut être associée à une réparation des tendons de la coiffe des rotateurs s’ils sont rompus.

Cette opération d’acromioplastie se pratique le plus souvent en chirurgie ambulatoire.

Compression du nerf supra-scapulaire

Une lésion du nerf supra-scapulaire peut être provoquée par la répétition de mouvements de sonnette de l’omoplate droite lors du backswing.

La gêne se traduit au début par une sensation de maladresse et manque de force. Secondairement une douleur plutôt postérieure apparaît, favorisée en mouvement d’abduction et en adduction forcée. Enfin, apparaît une amyotrophie de la fosse supra-épineuse qui se manifeste comme un « trou dans l’épaule ».

Le diagnostic repose avant tout sur l’examen clinique. Il sera confirmé par la réalisation d’un bilan d’imagerie (IRM à la recherche d’un kyste du nerf supra-scapulaire) et d’un électromyogramme.Le traitement repose sur un arrêt du geste sportif responsable pendant plusieurs mois associé à un programme de rééducation.En cas d’échec, une intervention chirurgicale de l’épaule sous arthroscopie doit être envisagée.Elle consiste à libérer le nerf supra-scapulaire en réalisant la section du ligament transverse au niveau de l’échancrure coracoïde qui est responsable de la compression du nerf supra-scapulaire.

Coude

Épicondylite latérale

Il s’agit de micro-arrachements chroniques du tendon court extenseur radial du carpe (ECRB) inséré sur épicondyle latéral.

Il existe un stress trop important en varus du coude ou une hyper-sollicitation du poignet en supination et extension.

Les causes à rechercher sont :

  • un entrainement trop intense
  • une modification récente du matériel (shaft stiff, gant ,grip, équilibre du club trop lourd en tête)
  • erreur technique (grip trop fort)
  • entrainement sur béton

Les douleurs sont mécaniques, calmées par le repos, à la face externe du coude, pouvant irradier dans l’avant-bras.

L’examen clinique révèle habituellement :

  • une douleur élective localisée sur l’épicondyle latéral
  • une douleur à la mise en tension passive du tendon (hyperextension du coude associée à un varus forcé et flexion-pronation du poignet)
  • une douleur à la contraction isométrique (extension contrariée du poignet et prono-supination contrariée)

Le diagnostic est clinique mais peut être confirmé par la réalisation de radiographies à la recherche de calcifications, et d’une échographie ou d’une IRM.

Le traitement est d’abord médical avec repos sportif, cryothérapie et une rééducation avec la réalisation de massages transverses profonds.

En cas de résultats insuffisants, un protocole d’injection de Plasma Riche en Plaquettes sera proposé.

En dernier recours, un traitement chirurgical est indiqué.

Épicondylite médiale ou golfer’s elbow

C’est une tendinopathie de sur utilisation du tendon conjoint des fléchisseurs du poignet inséré sur l’épicondyle médial encore appelée épitrochléite ou « coude du golfeur ».

Elle est liée à des contraintes excessives du coude en valgus avec une flexion pronation à répétition du poignet.

Les causes à rechercher sont :

  • un entrainement trop intense
  • erreur technique :  poignet cassé en haut du backswing

Les douleurs sont mécaniques, calmées par le repos, à la face externe du coude, pouvant irradier dans l’avant-bras.

L’examen clinique révèle habituellement :

  • une douleur élective localisée sur l’épicondyle médial
  • une douleur à la mise en tension passive du tendon (extension , supination et inclinaison radiale du poignet)
  • une douleur à la contraction isométrique (flexion contrariée du poignet et des doigts)

Le diagnostic est clinique mais peut être confirmé par la réalisation de radiographies à la recherche de calcifications, et d’une échographie ou d’une IRM.

Le traitement est d’abord médical avec repos sportif, cryothérapie et une rééducation avec la réalisation de massages transverses profonds.

En cas de résultats insuffisants, un protocole d’injection de Plasma Riche en Plaquettes sera proposé.

En dernier recours, un traitement chirurgical est indiqué.

Blessures du poignet et de la main

  • Les tendinopathies du poignet

Elles sont plus fréquentes au poignet dominant du golfeur. Elles peuvent être associées à une inclinaison radiale excessive du poignet gauche, à une extension du pouce en haut du backswing, ou à une décélération brusque à l’impact. Des modifications de position du serrage peuvent aussi avoir un rôle dans le développement des tendinopathies. Les fléchisseurs ulnaire et radial du carpe, l’extenseur des doigts et l’extenseur ulnaire du carpe peuvent tous être atteints.

  • Instabilité de l’extenseur ulnaire du carpe (EUC)

Une rupture de la gaine du tendon de l’EUC ou une subluxation peuvent arriver lors d’une flexion soudaine, d’une inclinaison ulnaire et d’une supination.
Cette blessure survient lorsque le golfeur heurte le sol ou autre chose (racine d’arbre, etc.).

  • Fracture de l’hamatum

Elle a tendance à survenir à la main tenant la fin du club (main gauche chez les droitiers), à cause du contact avec la crosse du club lors d’un mauvais impact avec le sol. La douleur est alors reproduite par palpation ou par le serrage d’objets.

  • Fracture de fatigue du scaphoïde
  • Luxation du cubital postérieur

favorisé par extension insuffisante avec hypersupination brutale lors de la sortie du mouvement

  • Lésion du ligament triangulaire de l’articulation radio-cubitale inférieure

lors de choc de la tête du club dans le rough ou bunker

Blessures des membres inférieurs au golf

La pratique régulière du golf expose par l’intensité et la répétition des contraintes (ondes de choc, vibrations, structure du terrain,…) à des troubles musculo-squelettiques des membres inférieurs et du rachis.

Ces pathologies concernent essentiellement le swing et la marche.

En effet, lors d’un parcours complet, le golfeur va réaliser plus de cinquante fois son swing et marcher une dizaine de kilomètres sur un terrain instable.

Le swing correctement réalisé n’est pas responsable de blessures au niveau de la cheville et du pied.
Les blessures surviennent lorsque les mouvements sont incomplets ou mal exécutés.

Bassin et rachis

Au niveau du bassin et de la colonne vertébrale, les golfeurs peuvent développer :

  • une décompensation d’arthrose de hanche,
  • des douleurs sacro-iliaques suite à un backswing trop puissant,
  • des lombalgies aiguës (lumbago) ou chronique en rapport une tension musculaire excessive avant le début du swing.
  • une entorse dorso-lombaire lombaire qui survient au cours de l’effort de torsion du rachis pendant le mouvement du swing.

Les facteurs favorisants les blessures au niveau du bassin et du rachis sont

  • les chocs répétés du club sur un obstacle dur y compris tapis au practice
  • les séances de putting prolongées sans se relever.
  • la répétition des poses et ramassages de balle.

La traitement consistera le plus souvent à corriger le geste technique du swing et réaliser des modifications posturales avec une prise en charge associant le médecin du sport, le kinésithérapeute, l’ostéopathe et le podologue.

Genou

Syndrome de l’essuie-glace ou de la bandelette ilio-tibiale

Le syndrome de l’essuie-glace correspond à une tendinite ou inflammation du tenseur du fascia lata. Il se manifeste par des douleurs de la face externe du genou.

Le fascia lata est l’enveloppe musculaire de la partie latérale du quadriceps ou muscle vaste externe.

Il s’insère sur le genou sous la forme d’une bandelette de tendon.

Cette bandelette de fascia lata peut frotter sur la face latérale du genou (condyle externe du fémur) et provoquer un conflit avec inflammation des tissus et tendinite.

Ce frottement réalise un mouvement semblable à celui d’un essuie-glace.

Dans la pratique du golf, cette pathologie est liée à un mouvement de torsion au niveau des genoux lors du swing chez des patients présentant des anomalies d’axes des genoux (genu varum ou genu valgum).

Le traitement de première intention est médical avec la mise en place de semelles orthopédiques modifiant l’appui dans votre chaussure afin de détendre la bandelette associée à de la rééducation pour étirer le fascia lata.

En cas d’inefficacité ou d’insuffisance du traitement, des infiltrations locales peuvent être réalisées (guidées par échographie).

En dernier recours, une opération pourra être réalisée. Elle consiste à faire une plastie (modification de forme) d’allongement du fascia lata pour le détendre ainsi qu’à enlever l’inflammation locale des tissus.

Tendinopathies rotuliennes

Les tendinites rotuliennes sont assez fréquentes dans la pratique du golf.

Ces douleurs sont liées à une sollicitation excessive du tendon rotulien dans la position semi-fléchie du genou lors du swing

Le traitement est avant tout médical avec physiothérapie et programmes de renforcement excentrique.

Il est également possible de réaliser des injections de PRP (Plasma Riche en Plaquettes). L’injection est préparée à partir d’un prélèvement de votre sang, qui est ensuite centrifugé afin de ne garder que des éléments qui favorisent la cicatrisation de votre tendon.

En dernier recours, une opération pourra vous être proposée.

La prévention de ces tendinites consiste à réaliser des exercices d’étirements de toute la chaîne musculo-tendineuse.

Ces tendinites prédisposent à des ruptures complètes traumatiques. Un traitement chirurgical est alors indispensable afin de suturer le tendon rotulien.

Syndrome rotulien (ou fémoro-patellaire)

Le syndrome rotulien encore appelé syndrome fémoro-patellaire est relativement fréquents au golf. Il se manifeste par des douleurs antérieures au niveau de la rotule plus ou moins associées à des sensations de frottements ou des crépitations.

Dans la pratique du golf, ces douleurs sont liées à une sollicitation excessive des genoux en flexion lors du swing et à un déséquilibre des forces musculaires appliquées  sur la rotule. La gêne se manifeste également dans la descente des pentes du parcours de golf.

Le traitement du « syndrome fémoro-patellaire douloureux est essentiellement médical avec un rééducation axée sur l’enseignement d’exercices que le sportif pourra réaliser lui même.

En cas d’arthrose de rotule associée, un traitement à base d’injection pourra être proposé afin de ralentir l’usure du cartilage et soulager des douleurs invalidantes.

(injection d’acide hyaluronique ou PRP)

Lésions méniscales

Les lésions méniscales ne sont pas rares dans la pratique du golf. Elles surviennent dans le cadre de micro-traumatismes répétés en torsion lors du swing mais également lors d’une flexion forcée en se baissant pour ramasser une balle.

En fonction du type de lésion (dégénérative ou traumatique) et de la localisation de la lésion au niveau du ménisque, la prise en charge pourra être médicale (semellesinjection d’acide hyaluronique ou PRP) ou chirurgicale.

En savoir plus sur le traitement chirurgical des lésions méniscales.

Gonarthrose

L’arthrose fémoro-tibiale peut être décompensée lors de la pratique du golf. Elle se manifeste par des douleurs lors du swing ou à la marche prolongée.

La souffrance fémoro-tibiale est augmentée par les déformations axiales des genoux dans le plan frontal (genu varum et genu valgum).

En savoir plus sur les solutions médicales et chirurgicales pour soulager des douleurs liées à l’arthrose.

Tendinite (ou tendinopathie) d’Achille

Les tendinites d’Achille sont en rapport avec une marche prolongée du golfeur sur un terrain instable mais aussi chez les golfeurs souhaitant augmenter la puissance de leur swing et se retrouvant alors sur la pointe des pieds lors du transfert de poids et de l’impact.

Le traitement est avant tout médical avec physiothérapie et programmes de renforcement excentrique.

Il est également possible de réaliser des injections de PRP (Plasma Riche en Plaquettes). L’injection est préparée à partir d’un prélèvement de votre sang, qui est ensuite centrifugé afin de ne garder que des éléments qui favorisent la cicatrisation de votre tendon.

En dernier recours, une opération pourra vous être proposée.

La prévention de ces tendinites consiste à

  • réaliser des exercices d’étirements de toute la chaîne musculo-tendineuse
  • porter des chaussures de golf avec un talon surélevé (pas de chaussure plate) ou des semelles orthopédiques sur mesure.
  • Hydratation régulière sur parcours de golf.

Plus rarement, un transfert de poids trop violent sur l’avant-pied lors du swing peut provoquer une rupture du tendon d’Achille.

Un traitement chirurgical est alors indispensable afin de suturer le tendon d’Achille.

Aponévrosite plantaire (épine calcanéenne)

Fréquente chez les golfeurs, la fasciite plantaire (également appelée aponévrosite plantaire ou épine calcanéenne) est une inflammation douloureuse du fascia plantaire (plancher fibreux du pied tendu entre l’os calcanéum et la base des orteils).

Cette inflammation est causée par un étirement répété de ce fascia. L’épine calcanéenne est un excroissance osseuse au point d’insertion de ce fascia sur l’os du calcanéum.

La fasciite plantaire se manifeste essentiellement par une douleur au « talon » (correspondant à l’os calcanéum) surtout ressentie lors de la marche ou la course.

Un traitement est indispensable afin d’éviter une aggravation des lésions.

Il s’agit du port de semelles orthopédiques adaptées et de séances de rééducation avec étirement spécifique du fascia plantaire.

Un traitement par ondes de choc est également possible dans les cas chroniques.

Une rupture complète de ce fascia peut également se produire lors d’un traumatisme .

Il est nécessaire de réaliser des examens d’imagerie pour confirmer le diagnostic.

Le traitement est le plus souvent médical mais un recours à la chirurgie de la faciite plantaire peut être nécessaire.

La prévention de ces blessures est indispensable chez le sportif.

Le golfeur doit choisir une chaussure confortable avec un soutien plantaire suffisant (ou ajouter de semelles adaptées) afin d’équilibrer les pressions sur l’arche de la plante du pied.

Entorse de cheville

L’entorse du plan externe de la cheville et l’entorse du médio-pied (Lisfranc) ne sont pas rares au golf.

L’entorse survient dans plusieurs circonstances :

  • lors de la marche sur un parcours de golf très vallonné et de ce fait instable.
  • lors du swing : dans le cadre de gestes asynchrones et brusques ainsi que lors de sollicitations en varus.
  • Un mauvais transfert de poids peut conduire lors du finish à une distorsion du pied.

Sa fréquence est plus importante chez les sportifs de niveau peu élevé (amateur, local).

Il peut s’agir d’une entorse bénigne (simple étirement ligamentaire) ou d’une entorse grave (rupture des ligaments).

Il existe d’autres formes d’entorses plus rares mais qu’il ne faut pas méconnaître car elles nécessitent un traitement particulier.

Sur le terrain, il faut arrêter immédiatement  l’activité et appliquer le protocole G.R.E.C. (Glaçage Repos Elévation Contention).

Une contention temporaire est mise en place afin de limiter la douleur et l’oedème (gonflement) de la cheville.

Une consultation médicale est indispensable. Il faut s’assurer qu’il n’y ait pas de fracture de la cheville associée en réalisant au moindre doute une radiographie.

Un traitement fonctionnel est proposé dans la majorité des cas. Il associe une immobilisation par une attelle semi-rigide ou une contention adhésive.

La cheville doit être rééduquée précocement et la reprise de l’appui s’effectue en fonction de la douleur.

La rééducation comporte un renforcement des muscles fibulaires associé à des programmes de travail proprioceptif.

Une entorse de cheville mal soignée peut conduire à des séquelles en particulier l’installation d’une instabilité chronique de la cheville, la persistance de douleurs et de blocages chroniques entrant dans le cadre d’un conflit de cheville.

Une prise en charge chirurgicale doit alors être envisagée.

Prévention des blessures au golf

Les mesures de prévention permettant de diminuer le risque de blessure sont :

  • un échauffement bien conduit avant tout entraînement ou parcours. L’échauffement doit se faire de façon systématique et commencer par des exercices sans club.
  • l’utilisation de clubs adaptés. En effet, un club trop lourd ou mal équilibré augmente le risque de blessure. Les shafts (manches des clubs) ne doivent pas être trop lourds, ni trop rigides. Les grips doivent être adaptés à la taille de vos mains et changés régulièrement.
  • ne pas faire de séances trop intensives de frappes au practice : un nombre de frappe de balles trop important (maximum trois par minute) favorisent l’apparition des lésions musculo-tendineuses car le temps de récupération est insuffisant.
  • éviter les frappes de balle trop forte qui entraînent une sollicitation excessives des structures musculo-squelettiques.
  • Acquérir un bon grip est essentiel pour réduire les contraintes sur les tendons de l’épaule et du coude.
  • Réaliser les entraînements si possible sur une zone d’herbe en évitant les tapis synthétiques
  • Eviter de faire des « grattes » ou à impacter trop souvent le tapis.

Quoi qu’il en soit, il faudra que le golfeur évite de s’entraîner de façon trop intense lorsqu’il est fatigué ou en période de récupération d’une compétition ou suite à un retour d’une blessure.

Pour ces raisons, une visite médicale est conseillée avant de reprendre la pratique du golf après une blessure.

Il est également important de ne pas revenir trop tôt à la pratique du golf, pour éviter d’augmenter les risques de récidives.

Retrouver toutes l’actualité du Golf sur le site de la Fédération Française de Golf.

Quels protocoles de rééducation pour les pathologies du golf ?

en collaboration avec Anthony Martin, kinésithérapeute du sport à Paris, spécialiste du Golf

Tendinopathies de la coiffe et conflit sous-acromial

Épicondylite latérale et médiale

Pathologies lombaires

Syndrome de l’essuie-glace ou de la bandelette ilio-tibiale

Tendinite (ou tendinopathie) d’Achille

Entorse de cheville


Page mise à jour le 05/10/2020

Auteur : Dr Philippe Loriaut, Chirurgien Orthopédiste – chirurgie arthroscopique – pathologies du sport – spécialiste de l’arthrose – chirurgie mini-invasive et percutanée.